Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 13:37

Je vous plante le décor:

- quelque part dans le monde (ho hé j'ai le droit encore d'avoir des bouffées mégalomaniaques hein), une hôpital psy à la pointe de son épée euh à la pointe du soin top moumoute (ho hé j'ai le droit encore d'avoir des bouffées de naïveté (gégé si tu me lis...)), une pièce sombre avec une fenêtre qui ne s'ouvre pas entièrement (ah ce petit bijou d'architecture qu'est l'HP...), une super AS (ho hé j'ai le droit encore d'avoir des bouffées d'estime de soi revalorisée), une collègue éduc spé et sa stagiaire...

 

Je vous plante le contexte:

- un mercredi aux aurores, planning surbooké, un patient à voir de toute urgence parce qu'il est là depuis lundi (mais on ne vous l'apprend que le mardi alors que vous avez déjà une journée de dingue, façon de parler hein) et qu'il sort vendredi, lendemain du jeudi, jusque là rien d'exceptionel, sauf que ledit jeudi est férié...

 

Je vous plante la situation sociale:

- le patient est sortant de prison, il n'a pas de droits ouverts...c'est sûr que d'ouvrir des droits en milieu fermé (la zonzon) ça ne doit pas être évident, surtout quand le patient vous dit que l'AS de la maison d'arrêt "bah il sert à rien"...

 

Je vous plante le délire:

- entendez par "le" délire "mon" délire (mon injection retard c'est pour la semaine prochaine, ceci explique celà)...

Bon en même temps faut comprendre, l'urgence du truc m'énèrve quelque peu d'autant que j'imagine le Mr venu sans aucun papier (et ça n'a pas loupé, remarque quand tu attentes à tes jours tu prends rarement avec toi tes papiers dans ta saccoche Hermès des fois que tu réchappes à la mort parce que cette nigaude ne veut pas de toi à l'instant S (S comme suicide)).

S'ajoute à ça le fait de devoir venir tôt voir le Mr en service parce que l'éduc spé et sa stagiaire sont elles aussi aux 400 coups et qu'elles ne travaillent pas sur place mais au CMP (centre médico-psychologique) et qu'il faut donc trouver une date de rendez-vous qui convienne à chacune en sachant que t'as quand même déjà 6 entrevues patients et 1 synthèse médicale de programmées dans la journée, sans compter les appels téléphoniques auxquels tu te dois de répondre même si tu meurs d'envie de raccrocher parce que tu répètes pour la énième fois la même chose sur le même patient gvpegjepogjpej désolée ça va couper fneriofjpaejfez je passe sous un tunel cvefjoaiefj bip bip biiiiip...

Et cerise sur le gâteau, un mr qui tarde à venir en entretien parce qu'il tarde à être prévenu de notre arrivée par des inf' qui tardent à nous donner les tenants et les aboutissants du début d'hospitalisation parce qu'ils s'attardent à la salle café (tiens vilaine auto-giffle toi pour avoir oser écrire ça, aie !!)...

 

Bref, tout est réuni pour me faire monter la tension (me faut pas grand chose me direz vous, si encore j'avais eu un mars à porter de main, et hop ça repart), et surtout celle de l'éduc qui a une sortie shopping à faire après cet entretien, entendez par "sortie shopping" un "accompagnement démarches sociales"  mais comme pour beaucoup quand on sort de l'HP avec un patient "on part en vadrouille" ou "on va bien se balader" on a pris le pli de prendre ces charmantes personnes à contre pied et donc de choisir nous mêmes les intitulés de nos missions...

 

Nous attendions donc bien sagement dans cette pièce qui fait office de salle d'accueil des familles, de salle d'entretien des "cas sociaux" (euh ça c'est le surnom que nous ont donné les équipes à l'éduc et à moi quand nous intervienons en commun sur une même situation) et de bibliothèque...

Et l'éduc de commencer à lire à voix haute le titre de chaque livre...sans doute un début de décompensation psychotique auquel il me fallait mettre fin (ou pas) sauf à courrir le risque de la voir partir dans un délire sans succès de retour et de devoir signer son HDT parce que les soignants n'auraient pas réussi à la contenir avec les camisoles (chimiques et de tissu) et qu'elle se serait mise à mordre tout le monde et à invectiver tout à chacun d'expressions plus fleuries les une que les autres, un Gilles de la Tourette spécial éduc quoi du genre "lâche moi bâtard ou je te colle mon lien social dans la ganache"...

 

Et me voilà partie à mon tour, la folie c'est contagieux je vous le dis, à délirer sur le titre supposé de livres qui feraient un tabac et que l'on pourrait trouver en bonne place dans toutes les bibliothèques des HP...

- devenir travailleur social en 10 leçons, diplôme offert dans ce livre...

- comment faire entrer dans la drogue en HP, 1001 recettes (pour rappel un patient à pu se faire "livrer" la marchandise en service fermé via un ami qui était venu lui apporter un kébab, un space kébab !)...

- réussir son évasion sans arme ni haine ni violence (festival de Cannes oblige et une petite référence ciné, une)...

- je suis psychopathe mais je me soigne (ou dans le même ordre d'idée, "le bipolaire à la chaussure noire)...

- petit manuel de survie en milieu hostile, la psychiatrie...

- 15 conseils pour duper son AS et obtenir une aide financière...

- les petits bonheurs au quotidien, une insulte par jour à l'attention des personnels de l'HP...

- vaincre l'alcool en 7 étapes, bon pour une boisson gratuite offert...

- délires et châtiments, la prise en charge du malade mental (de la grande littérature ruSe mouahahaha)...

- déjouer les pièges de l'entretien d'évaluation sociale...

- c'est celui qui dit qui est, l'effet miroir dans la relation patient/praticien...

- les recettes incontournables des cocktails médicamenteux (sans ordonnance) pour un suicide réussi...

- self-défense, ou comment utiliser son tube de dentifrice comme une arme en cas d'attaque infirmière...

 

On l'a attendu un moment notre patient mais qu'est ce qu'on a ri et qu'il fut difficile de retrouver un minimum de sérieux...pour sûr il va nous falloir lire "gérer son hystériRe où quand la folie vous guette"...

 

Et vous, dans votre secteur, vous auriez des titres de livres à nous recommander ?

Par l'agnès masquée
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 19:14

(...pas funéraires hein les urnes !).

 

Les périodes électorales, plus encore lorsqu'il s'agit des présidentielles, sont propices aux cristallisations de tout poil, qu'il s'agissent des peurs, des haines, des craintes, mais fort heureusement aussi des espoirs, des valeurs sociales et humanistes...

 

Aujourd'hui n'aura pas échappé à la règle, et comme j'ai pu le craindre ces derniers jours, le retour à la réalité, celle du travail, a été pénible (si j'aurais su j'aurais pas venu comme dirait l'autre...).

 

De mon petit bureau d'AS hospitalière (et uniquement de là, point de généralisation) je n'ai pu que constater que le grand perdant du week end était le Service Public... mais ça, c'est peut être parce que j'ai la naîveté de croire que mon/notre/leur travail est d'être au service du public, de TOUS les publics...

 

Et parcequ'il est des votes qui prêtent moins à polémique que d'autres, ma voix pour "The Voice" ira à Aude...enfin symboliquement parlant hein...

 

 

 

 

Par l'agnès masquée
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 13:15

La vie est bien étrange, m'enfin pas autant que le fameux Noël de Mr Jack hein (et mon stylo à son effigie, spéciale dédicace à Frambuaz') mais quand même...

 

Hier j'apprenais une bien mauvaise nouvelle s'agissant d'une personne que je ne connais pas mais aussi (et surtout aussi j'ai envie de dire)  une bien bonne nouvelle s'agissant d'une autre personne que je ne connais pas non plus...

Mais c'est surtout par l'effet de ricochet sur les personnes que je cotoie que ces nouvelles m'ont particulièrement touchée...

D'un côté la mort, de l'autre le retour à la vie...

 

Il n'en fallait pas plus pour me retourner le ciboulot et m'interroger (à nouveau) sur la dualité et donc l'étrangeté de la vie...

Suffit de se poser 2 secondes, ce qu'il vaut mieux parfois éviter de faire pour ne pas virer zinzin je crois, pour se rappeller que là où il y a la joie, le bonheur, par un effet de miroir (miroir, mon beau miroir...oup's reminiscence de ma séance Blanche Neige au ciné)  il y a ailleurs la peine, la tristesse...(toute ressemblance avec les résultats des élections présidentielles le 6 mai est purement fortuite...).

 

Le plus étrange dans tout ça, c'est que la mauvaise nouvelle du jour je l'apprenais hier matin et la bonne le soir...pile poil au moment où j'étais en voiture, et où le ciel venait de se déchainer, lâchant une tempête de pluie/grêle battante dont il a le secret et qui m'obligeait à m'arrêter sur le bas côté (hum l'histoire de ma vie en somme...) tant la visibilité était réduite...

Jusqu'à ce qu'apparaisse le fameux arc en ciel d'après déluge...que dis-je, LES fameux, puisqu'il y en avait 2...et de toute beauté !!

Il n'en fallait pas plus (qu'à mon habitude diraient certains observateurs) pour que j'y vois (encore) des signes...

 

Et alors que je reprenais la route, après avoir contempler les couleurs vives qui déchiraient le décor gris foncé du ciel ravagé me vint à l'idée que finalement avant même que l'on découvre que l'être humain pouvait souffrir de psychose maniaco-dépressive, bipolarité pour les initiés, la nature elle même, depuis des siècles et des siècles (euh amen...) était sujette à des troubles de l'humeur !!

 

Nan mais c'est vrai, elle est, comme nous, capable du pire comme du meilleur (encore qu'il est des gens qui sont capables du pire du meilleur ou du meilleur du pire, mais ça c'est un autre débat...).

 

J'étais là, derrière le volant, en pleine divagation mentale, ce qui, vous en conviendrez est bien plus néfaste pour la sécurité routière que d'écouter le dernier titre dance floor de George Michael (euh rien à voir avec Franck hein !!) et de le chanter à tue-tête dans sa twingo...quand soudain j'ai réalisé que finalement il est peut être vrai, symboliquement parlant, qu'après la pluie vient le beau temps...

Peut être faudrait il que je me grave cet adage dans l'esprit pour qu'à l'avenir je cesse de toujours considérer le verre à moitié vide...

 

Et puisqu'un signe n'arrivant jamais seul, hier nuit (les insomnies, le retour de la vengeance !!) j'étais devant la téloche à zapper de reportage en reportage, ce qui me fait dire que c'est finalement la nuit qu'avec la télé il est possible de s'instuire (euh je vous vois venir bande de petits coquins !!) tant les programmes débordent de thèmes intéressants à découvrir, ce qui est loin d'être le cas en pleine journée, Jean Luc R. si tu me lis...bref, donc je disais, hier nuit je suis tombée sur une interview d'une ancienne speakerine, qui racontait avoir survécu à 3 cancers (...) et qui concluait l'émission par cette citation que j'ai trouvé fort à propos :

"ce n'est pas la vie qui est courte mais la conscience de son importance qui est tardive" Angélique Planchette.

 

Sur ces belles paroles, je vous souhaite un bon week end, et comme dirait la vache qui rit "veautez bien", et moi, j'y vais de ce pas !

Par l'agnès masquée
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 18:51

Alors que je travaillais déjà en psy (ou que j'étais déjà psy, j'hésite), était annoncée à grand renfort de bandes annonces, de pub', d'articles dans les magasines tv, l'arrivée d'une série qui devait révolutionner le genre : Dexter.

 

Dexter (enfin le personnage) est un brillant expert scientifique du service médico-légal de la police de Miami, c'est sûr que ça claque plus que la police municipale de Trifouillis les Chats (ça change des oies).

Il est spécialisé dans l'analyse de prélèvements sanguins et vampire à ses heures perdues, enfin ça c'est pour une autre série....

Mais voilà, Dexter cache un terrible secret, il confectionne des jolis napperons en macramé, mais nooooooon, il est "juste" tueur en série...

Un serial killer (un quoi ? ok ok je ne vais pas vous refaire la blague pour la énième fois) pas comme les autres, avec sa propre vision de la justice puisqu'il ne bute que les vilains méchants...

 

Je n'avais pas accroché à la série à l'époque de sa diffusion à la télévision, pas assez gore (oui vous avez bien lu, non pas TROP mais PAS ASSEZ), pour un psychopathe je le trouvais bien trop (oui vous avez bien lu, non pas PAS ASSEZ mais TROP) attachant et avec malgré tout un certain sens moral, bah oui un vrai tueur zinzin ne se préoccupe point de choisir ses cibles en fonctions de leurs vices (Miami/Vices...Miami Vice quoi...hum ok, je vous parle d'une série que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre...) mais il flingue à tout va.

 

Et puis, le temps a passé, de nouvelles collègues sont arrivées et, à la faveur d'une réunion de service social où il n'est pas rare de causer de tout sauf de social (oh ça va hein, vous aussi vous devez ne pas vous en tenir à l'ordre du jour lors de vos réunions et digresser sur tout autre chose, genre sur le dernier achat INCROYABLEMENT osé d'une paire de souliers scandaleusement rouge et aux talons démentiels...Baronne si tu me lis héhé...), donc je disais à la faveur d'une réunion d'équipe vous apprenez qu'une des AS est fan absolue de Dexter et qu'elle va tout faire pour vous pervertir euh convertir à la série...

 

Me voilà donc avec sous le bras les 5 saisons en DVD (rien à voir avec les 4 saisons de Vivaldi vous en conviendrez).

 

Et ce qui devait arriver arriva, j'ai regardé tous les épisodes avec délice, ce qui peut être déconcertant dit comme ça, d'autant qu'on parle bien là de crimes en série ou de série de crimes...

J'étais même en manque, quand la semaine passée j'ai dû rendre les DVD et me résoudre à ne voir de la saison 6 actuellement sur Canal Biiiiiiiiiip (pas de pub ici sauf à ce que Biiiiiiip + m'offre un abonnement...) que les résumés sur le programme téloch...M'enfin ça c'était avant, parce que grâce à la magie d'une clé USB j'ai droit à mes 2 Dexter chaque jeudi...qui après ça peut dire qu'une AS ne sert à rien hein, qui !!??

 

Bon en fait faut être honnête, Dexter ça n'est toujours pas assez gore, des tueuries on ne voit pas grand chose et des tués on se dit qu'ils ne l'ont pas volé, donc...

Tout l'intérêt, pour moi, de la série réside dans la dualité du personnage...

Le gars est excellent dans son boulot, toujours prêt à rendre service, gentil, prévenant, bref top moumoute quoi, enfin d'apparence mais il est cependant un tueur, un vrai, un dur, un presque tatoué...

 

Il a une part d'ombre en lui, son passager noir comme il l'appelle...

 

Et si finalement on avait tous une part d'ombre en soi, rassurez moi, vous en avait bien une, parce que pour ce qui me concerne...

Bon ok, on n'a pas tous en nous de cavalier noir serial killer qui découpe ses victimes et les balance à la flotte en morceaux dans des sacs poubelle une fois le boulot salissant terminé...

 

Poutant chacun est capable du meilleur comme du pire, de dire d'agréables choses comme de lancer des piques acerbes, de se montrer sous son côté le plus positif comme de faire voir le négatif de soi...des bipolaires de l'affect en somme...

 

Alors voilà pourquoi j'overkiffe Dexter, parcequ'il doit jongler avec la dualité de sa personnalité, il est toujours sur le fil de sa vie (j'aurais bien dit du rasoir tiens...)...

Dexter c'est moi, c'est le voisin, c'est l'institutrice, c'est le facteur,...bref Dexter ça peut être chacun d'entre nous, à un détail près, le sang en plus...

 

 

 

 

Par l'agnès masquée
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 13:58

Quelques jours de congés et aucune envie d'écrire sur mes "malheurs" de cheftaine des AS aidant, sans compter sur la neige qui joue les troubles pérégrinations, il était donc temps que je rattrappe mon retard de lecture.

 

Après avoir pleurer comme une madeleine avec "rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan, j'ai décidé de passer à un tout autre genre en me plongeant dans "l'âme du mal" de Maxime Chattam, écrit il y a quelques années mais qui ne m'est tombé sous la main qu'à la faveur d'une promotion, 5 € en édition originale, c'eût été dommage de passer à côté de l'occas'.

 

C'est dans la ville de Portland, Oregon, que le bel inspecteur Brolin (non on n'a pas de description du monsieur mais tout l'intêret d'un livre c'est de se faire son cinéma et de visualiser les personnages à sa guise avec les éléments que nous apporte l'auteur nan ?) exerce en tant que profiler au FBI.

 

Alors que la ville est le théâtre d'une série de disparitions et de crimes horribles, Brolin parvient à sauver in extremis, Melle Lafayette, étudiante en psychologie, des griffes du serial killer (du quoi ? du serial killer !! du ?? sériale kileure !! aaaaahhh du serial killer quoi !! hum amis de "la cité de la peur" bonjour)...

Mieux, il parvient à neutraliser le tueur, Leland, d'une petite balle de Glock dans la caboche...

 

Sauf que...suspens...quelques mois après la mise à mort du principal suspect, la série de meutres reprend de plus belle...re suspens...le corps atrocement mutilé d'une femme est découvert...la pauvre a été tuée selon le mode opératoire de Leland et le cadavre porte sa signature...

 

Il n'en faut pas plus pour faire resurgir les fantômes du passé...

 

Brolin est alors chargé de l'enquête tandis que Melle Lafayette est replongée dans une effroyable terreur dont elle sortait à peine...

 

Un copycat (copieur) est-il à l'oeuvre ?...

 

Leland est-il revenu des morts pour finir sa vilaine besogne ?...

 

 

Dés que vous aurez commencé la lecture de ce livre vous ne pourrez pas en décrocher avant la dernière page, que dis-je avant le dernier mot !!

Et surtout, mais surtout, ne commettez pas l'imprudence de lire "l'âme du mal" à la nuit tombée sans quoi vous vous exposeriez à de longues heures sans pouvoir trouver le sommeil, à tendre l'oreille au moindre bruit, à scruter la pièce qui vous entoure...

 

Il faut avoir le coeur bien accroché (ou être sans coeur c'est mieux) pour supporter les descriptions des diverses et variées mutilations (bras coupés, jambes sectionnées, sévices sexuels...), pour ne pas tourner de l'oeil à chaque autopsie (bon appétit bien sûr...)...

On est fasciné, hum pas sûre que ce soit le mot idéal cependant, sauf à être dérangé de dedans sa tête (ce qui n'est PAS DU TOUT mon cas hein !), disons alors qu'on est emporté (hum pas mieux pour autant) par les profils psychologiques dressés par l'auteur, ils font purement et simplement froid dans le dos...

 

L'enquête va de rebondissements en rebondissements...ne me suis-je pas entendu dire "oh non c'est pô possib' !! " à maintes reprises !! N'ai-je pas eu le coeur qui s'est mis à battre la chamade au fur et à mesure de la lecture !!

 

Amateurs de sorcellerie, adorateurs de satan, ce livre est pour vous...euh pour les autres, ce bouquin va vous fiche les choquottes et remettre en question toutes vos théories sur l'au delà, sur la mort après la vie, sur le cheminement des âmes...

 

Vous aurez le souffle coupé devant tant de monstruosité...

 

Pourquoi l'être humain (ou l'orangina rouge) est-il aussi méchant ??? Parce queeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!! (euh oui n'essayons pas de perdre la raison à vouloir essayer de comprendre l'irraisonnable, enfin j'dis ça, j'dis rien...).

 

Bonne lecture alors, mouahahahahahahahha...

Par l'agnès masquée
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